Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 14:46

Lettre ouverte adressée à Monsieur Michel Heinrich, Député de la 1ere circonscription des Vosges et maire d’Epinal,
Monsieur Alain Roussel,   Vice président du Conseil Général des Vosges                                                                                                                                                         

 

Monsieur le Député Maire,

Monsieur le Vice Président,

 

L’association Cadémovi, dont vous avez reçu une délégation en septembre dernier, est opposée au projet d’un centre de stockage des déchets  sur le site de « La Campagne » à Villoncourt. A l’ occasion de cette rencontre, vous nous avez signifié la nécessité d’une telle implantation, ainsi que les points de vigilance qui, selon vous, s’imposaient sur le sujet.

Ce qui justifie l’opposition de Cadémovi,  c’est en premier lieu la certitude que des solutions plus respectueuses de l’environnement et des générations futures existent, tant en alternative à l’enfouissement, qu’en amont de celui-ci afin de réduire au maximum les volumes et la dangerosité des matières enfouies. De nombreux exemples dans les pays mais aussi les départements voisins existent.

Le souci de préserver nos ressources naturelles est de plus en plus partagé et cela se traduit par un cadre légal et réglementaire qui peu à peu se précise et fait apparaître l’enfouissement comme une technique inadaptée et donc dépassée. Pourtant s’agissant très précisément de ce qui nous préoccupe, les textes comportent encore des  formulations floues, et la définition de déchet ultime reste une notion à géométrie variable. Ces imprécisions ouvrent –hélas- la porte  à des dérives  d’exploitation et de gestion nombreuses et graves. Ainsi le stockage prévu par la loi donne souvent lieu, dans la réalité, à des démarches d’enfouissement, les exemples sont très nombreux.  Sachant que l’enfouissement est la plus rentable, mais la plus risquée des solutions pour l’environnement et la santé, nous aimerions connaître les arguments qui peuvent conduire à privilégier ce type d’installation. 

Dans l’attente de voir la directive européenne 2008/98/CE  sur les déchets transposée en droit français (avant fin 2010), ce qui aura pour effet  non seulement de préciser le cadre légal, mais surtout  de faire reculer le recours à l’élimination et donc à l’enfouissement, faut-il agir en étant guidé par le principe de précaution, ou au contraire se dépêcher de mettre en place des solutions douteuses avant que leur implantation ne soit rendue plus complexe ? Notre opposition tient en second lieu au constat que nous ne voyons pas précisément comment est appliqué le principe de précaution dans le  projet qui nous concerne. Nous souhaitons connaître votre approche sur ce point.

Le 20 octobre dernier,  lors d’une réunion organisée par Sita Lorraine à Châtel sur Moselle et destinée à présenter  les grandes lignes du projet aux élus du secteur, à laquelle participaient des représentants de Cadémovi, le « profil géologique très complexe du site de La Campagne » était évoqué par l’exploitant lui-même. L’existence de nombreuses dolines (signes  d’une infiltration aisée des eaux de ruissellement) à proximité immédiate du site est précisée, mais pouvons-nous raisonnablement admettre, que miraculeusement, la nature du sous-sol change radicalement, et apporte soudain la garantie d’une perméabilité suffisante à de telles installations ? Lors de notre rencontre de septembre dernier vous nous avez assuré, de votre vigilance sur les risques géologiques : comment celle-ci va-t-elle se traduire désormais ?

Par ailleurs le volume de déchets ménagers susceptible d’être acheminé sur le site nous semble sans rapport avec les préconisations du PEDMA, nous souhaitons connaitre les raisons de tels écarts.

Vous nous avez également assuré de votre attention aux questions de transports. Or, le projet envisagé prévoit un passage des camions (nous constatons par recoupement des infos données par SITA, que leur nombre a été minimisé) à proximité immédiate de Villoncourt, et dans Sercoeur, commune qui doit par ailleurs être contournée pour des raisons de sécurité et d’aménagement du cadre de vie. Quelles sont vos préconisations en la matière ? Devons-nous considérer,  au vu de ce qui se profile, que le monde rural est considéré d’une part comme un simple espace à traverser et non un lieu de vie ? D’autre part comme une réserve foncière pour les aménagements indésirables en milieu urbain ?

Dans l’attente des réponses que vous pourrez apporter à toutes ces interrogations, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Député Maire, Monsieur le Vice Président, l’expression de notre respectueuse considération.

 

                                                                                                             Le Président de Cadémovi,

                                                                                                              Damien Perrin

Par CADEMOVI
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 20:50

 

Qu’est-ce qu’un CSDND ?

 

Le CSDND ou Centre de Stockage de Déchets Non Dangereux reçoit essentiellement les déchets ultimes, qualifiés de déchets inertes, qu’on ne valorise pas dans les conditions techniques et économiques du moment. Ainsi un plastique dont le recyclage est complexe ou jugé couteux sera un déchet ultime, enfoui pour des décennies.  Un CSDND est d’abord un grand trou, garni de bâches (géomembranes) dans lequel les déchets sont déversés en vrac, sans tri,  ni regroupement par matière (ce qui compromet tout déstockage et valorisation ultérieure).
 

Le principe :

 

Des alvéoles (ou casiers) de grande dimension sont  creusées dans le sol au fur et à mesure des besoins. Les déchets y sont déversés  puis, lorsqu’elles sont pleines, le stockage se prolonge en tumulus. Une zone d’emprise du site beaucoup plus large est toutefois nécessaire.
La géologie et l’hydrologie du site doivent présenter une aptitude importante à minimiser la vitesse d’infiltration des liquides dans le sol.
La nature des matières entrantes, notamment radioactives, doit  être surveillée à chaque livraison .
Le fond des alvéoles est tapissé d’une géomembrane  devant constituer une barrière de sécurité passive étanche et permettre la récupération des lixiviats.
Les lixiviats résultent de la percolation des eaux de pluie et des productions liquides générées par les déchets eux-mêmes. Ils contiennent des matières organiques fermentées, des hydrocarbures, des composés minéraux, des métaux lourds, des produits chimiques divers….qu’il est nécessaire de récupérer grâce à un système drainant installé en fond d’alvéole.


Une alvéole pleine est simplement bâchée et recouverte de terre, elle doit être soumise à surveillance pendant 30 ans après sa fermeture.
Un système de réception des biogaz, générés par les réactions internes, est le plus souvent installé. Ainsi les gaz de fermentation (méthanes, CO2, H2S…) doivent être captés et récupérés après fermeture d’une alvéole.


Des risques potentiels… des dérives constatées … des dangers avérés …


Les critères de distance d’éloignement minimale du site ne mettent pas les riverains à l’abri des dangers et des nuisances.
L’étanchéité de la géomembrane n’est pas garantie. La fabrication, la pose et le soudage peuvent être à l’origine de défauts d’étanchéité, accentués par les tensions et le poinçonnement lors du déversement des déchets, ainsi que la circulation des engins de chantier.
La fréquence avérée des incendies achève d’affecter l’étanchéité du dispositif.


Durant le remplissage des alvéoles, il y a émission des poussières, d’odeurs, de COV (Composés Organiques Volatils => cancérigènes)…
Suite à des classifications erronées ou frauduleuses, l’expérience montre que les modalités de contrôle des matières entrantes n’empêchent pas  l’arrivée de produits radioactifs, explosifs ou toxiques. Ces produits sont repérés trop tard, lorsqu’il y a déjà pollution, incendie ou accident.
 Les lixiviats peuvent avoir des teneurs chimiques/toxiques élevées, et dont l’évolution est imprévisible. Le traitement de la partie collectée des lixiviats génère à son tour des polluants (résidus hautement toxiques, ammoniac..). Le reste stagne au fond des alvéoles, ou pénètre lentement mais inexorablement les sols vers les nappes phréatiques

Par CADEMOVI
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Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /Juil /2009 09:23

2005 l'année des rumeurs    

Nous avons créé le collectif anti-décharge CADEMOVI (COllectif Anti-Décharge MOyemont VIlloncourt) en 2005 suite à des rumeurs persistantes concernant l'implantation d'un CSDU ainsi nommé à l'époque, CSDND aujourd'hui. Volontairement nous continuons à appeler cette implantation potentielle décharge car il ne s'agit surtout pas d'un centre de stockage comme son sigle semble l'indiquer!
Cette décharge pourrait être implantée sur la Commune de Villoncourt au lieu dit la Campagne
.


2009 l'année de la dure réalité  

En Mars 2009, nous sommes passés à la dure réalité, la société SITA a procédé à des forages sur le site de la Campagne. Les engins de forage sont arrivés sans crier gare mais ne sont pas passés inaperçus. Dur réveil pour le collectif CADEMOVI bien que resté sur le qui vive
En marge de ces travaux SITA mène une campagne de séduction: rencontre avec les maires des communes environnantes, édition de brochures, réunion publique, visite du site de Lesménils proche de pont à Mousson. Cependant nous ne succomberons pas aux charmes des sirènes!!!!

Le site de la campagne

S
itué dans le département des Vosges 88, sur le canton de Châtel sur Moselle,c'est un havre de paix, une immense clairière (72 hectares) bordée par les forêts des Communes de Villoncourt, Sercoeur, Padoux, Bayecourt, Badménil et Domèvre sur Durbion. Toutes ces Communes sont très proches du site, 1,5 à 3 Km. Le chemin d'accès actuel part du centre du village de Villoncourt et chemine jusqu'aux bâtiments de la ferme de la Campagne sise au fond de la clairière toute proche du village de Badménil. 



Par Gilbert
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